Le sentier qui mène de l'abstrait au concret (9/11, 2/4)
le mardi 4 août 2009, 17:30 - Presse - Lien permanent
Par Louis Asselin le 2 mai 2005
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A l’extrême droite du tableau, coupe verticale, vision aérienne vertigineuse plongeant sur les façades de deux gratte-ciel identiques, séparés par une minuscule ruelle, un trait sombre à peine distinct.
Contre le bord droit de la toile, ou presque, des tâches et des points blanchâtres, figures de véhicules sur l’avenue d’en bas, loin, loin, de plus en plus floue.
Le reste, les trois-quarts de la toile, mode paysage. Le passage d’un plan à l’autre, d’un monde à l’autre se faisait par un étrange déchirement de l’espace, une contorsion de l’architecture où les formes et les lignes géométriques s’effaçaient ; elles avaient comme fondu pour laisser la place à une Cité à l’atmosphère fantastique. Quelque chose d’incroyable s’était-il passé ?
Il y avait même, bien placée sur la toile, une série de coulées de peinture de cette couleur grise violacée ou violet grisé – « C’est volontaire », m’avait dit le peintre.